Conséquences de la révocation d’un testament antérieur établi par le testateur lui-même

Durant son vivant, une personne peut révoquer son testament autant de fois qu’il le souhaite selon l’article 1035 du Code civil. Les raisons d’un tel changement peuvent être multiples. L’annulation peut être totale, si le testateur a simplement changé d’avis. Elle peut également être partielle, dans le cas où l’un des bénéficiaires aurait été déshérité ou serait décédé.

Les démarches qui seront engagées par le testateur

Le temps de la révocation varie en fonction des raisons qui poussent l’intéressé à entamer cette démarche. Elle peut être implicite dans le cas où le testateur a vendu le bien légué, ou si un nouveau document contestant le premier a été rédiger. Le testateur est libre de modifier, annuler ou révoquer son testament autant de fois qu’il le souhaite de son vivant. Pour ce faire, l’intéressé peut réécrire entièrement le document ou y apporter de nouvelles dispositions, en fonction de ses motivations. L’idéal est d’en rédiger un nouveau en s’assurant que le précédent soit détruit. Pour cela, les consignes de fond et de forme à respecter seront les mêmes.

Les conséquences d’une révocation

Le liquidateur en charge de déterminer ce qui est compatible ou non entre les documents pourrait être désorienté si un testateur faisait sans cesse des modifications ou révocations. Ce type de démarche peut également générer des conflits entre les bénéficiaires. L’état des choses sera plus clair grâce à la mention “remplace les testaments antérieurs” sur le nouveau. Mieux vaut ne surtout pas oublier de faire une demande d’annulation de l’inscription du document antérieur au Fichier central des dispositions des dernières volontés.

Dans le cas où le testateur ne referait pas de testament

Si l’intéressé révoque son testament et ne souhaite pas en rédiger un autre, il devra écrire un codicille. Ce dernier est un document séparé dans lequel des modifications seront inscrites. Cela peut être l’ajout ou la suppression de certaines dispositions. Plus ces modifications seront importantes, plus elles seront une source de conflit pour les héritiers, raison pour laquelle la rédaction d’un nouveau testament est conseillée. En l’absence d’un codicille, la succession sera réglée comme si aucun testament n’avait jamais existé.