Que faire quand on est victime d’escroquerie ?

Personne n’est à l’abri des escroqueries. Beaucoup de consommateurs qui achètent des produits sur la toile tombent facilement dans les pièges des malfaiteurs. Pourtant, ils n’osent pas porter plainte à cause de la peur et de l’ignorance. Voici les démarches à suivre dans le cas d’une telle situation.

 

Les cas d’escroquerie les plus fréquents

 Les escrocs les plus malins utilisent souvent de fausses identités pour accomplir leur usurpation. Leurs cibles sont pour la plupart des cas les consommateurs inconscients en quête de prestataire de service fiable. Ils se font alors passer pour des prêtres, avocats ou médecins pour tromper ces derniers. On parle surtout de la vente forcée ainsi que des publicités mensongères.

Si une infraction a été commise, le Code pénal se chargera de donner la sanction. L’auteur du crime sera condamné à une peine d’emprisonnement, surtout dans le cas d’une escroquerie à la carte bancaire.

Le nombre de victimes du « phishing » reste également élevé sur la toile. Les arnaqueurs demandent aux clients de divulguer des informations personnelles les concernant. Ensuite, ils utiliseront ces renseignements pour obtenir le mot de passe de la carte bleue de l’internaute. Ils cherchent un moyen de soutirer de l’argent en employant de fausses pages web ainsi que des courriers électroniques falsifiés.

Les démarches à suivre pour porter plainte

 Il ne faut pas hésiter à porter plainte après avoir été victime d’une tromperie afin d’attraper les malfaiteurs. La victime doit en effet se défendre en respectant les formalités existantes. Elle devra d’abord déterminer l’infraction et faire en sorte que sa plainte soit recevable.

Selon l’article 313-1 du Code pénal, l’escroquerie est définie comme un délit grave. L’auteur de l’infraction devra alors indemniser les victimes et rembourser les biens, les sommes versées ainsi que les intérêts de retard. L’arnaqueur sera condamné par le magistrat d’une peine maximale d’emprisonnement de 5 ans et s’acquittera d’une amende de 375 000 euros. Au cas où la victime est une personne âgée, infirme, malade ou enceinte, le malfaiteur encourt des sanctions plus sévères de 7 ans et à 750 000 € d’amende.

Le premier réflexe de la victime serait de déposer plainte au commissariat ou à la gendarmerie. Elle peut l’adresser aux responsables via courrier électronique ou en se déplaçant directement au bureau de la République du tribunal de grande instance. À noter que l’intervention d’un avocat est nécessaire pour déterminer si la constitution de partie civile est justifiée.